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J'ai quelque chose à te dire. Jacques Davidovici |
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Nuit de lundi à mardi, une heure du matin D'une mer étale, soudainement jailli majestueusement un dauphin, fait flamboyer sur sa peau les rayons du soleil et dans une fine gerbe que ponctue une courbe gracieuse, comme avec un regret, il disparait, pour reparaitre aussitôt à quelques mètres... Mais il s'égare, car plus rien ne sera comme avant ! Au dos de cette carte postale, une main à tracé quelques arabesques, et de la suite de ces signes, une vie va se bousculer. Dix années de silence vont être anéanties, dix années pendant lesquelles une femme et un homme, ont construit, détruit, aimé, haït, ont été passionné, ont été indifférent. Dix années, puis dans le courrier, cette carte sous enveloppe : une mer, un dauphin, une légende : "un peu de courage suffit". Et au dos " ton amitié me manque, Jules, nº de téléphone, Évelyne". Mardi matin Les doigts voltigent sur le clavier, une deux trois, une bouffée méridionale pénètre le cornet, épouse les méandres de l'oreille, fait vibrer le tympan, envieillis le cerveau. -Évelyne, hello...- Un flot de paroles, une multitude d'images, jeans, baskets, teeshirts bariolés, pull trop long, longue chevelure, allure souple et féline... des réparties cinglantes... un humour à fleur de peau... un tsunami de vibration... Une femme... -Je peux venir ce soir- ? -Oui ! tu peux ..- -Je ne te dérangerai pas - ? -Je t’attends...- Depuis quelque temps, il s'est mis en réception, en attente. De quoi, il ne le sait. Ce qu'il pressent, ce sont les forces, les divers champs de forces qui changent. Il attend. Mardi soir Elle est là. Wouwaaaw!!! Cheveux court coupé, lunettes modernes, tailleur pervenche, chemisier largement « échancré » talons hauts... |
Intervalle
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C'est par la transgression que la Société évolue… |
Tu es attendu...


