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J'ai quelque chose à te dire. Jacques Davidovici |
Intervalle
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Qui ?... aujourd'hui mumure la mélodieuse contine de l'éléphant rose qui se baigne dans le lagon bleu ?
Je suis de la chair des dieux de l'Olympe et pour eux, pour les hommes, pour la vie, je décrée la mort et fertilise les contrées. Je suis le cristal dans la fontaine du temps, dans l'espace d'un subtil infini, d'une distance dans le regard, d’une passion dans la pupille, d'un scintillement dans l'iris. Je suis les trompettes de glace et dans les cieux flamboyants, venant des multiples horizons, ma rosée décrée l'inerte et féconde les champs. Je suis l'eau vive dans la vie (la chair), la note... les notes... la musique... les musiques... une note pour un soupir... un arpège pour un accord... deux harmonies pour un même désir. Instant fugace quand do n'est déjà plus ré (rets), un rythme pour t'écrire... swing... pour tenter de percer le mystère de ton serein sourire... blue note qui annonce une aube... un train... des trains... dans le temps d'un aurore, dans l'infini de la vie... Dans le crépuscule du retour... Je suis la vie sur l'inanimé et tes rageuses lèvres carminées doucement posée sur la peau de l'homme, secondes... minutes, un éternel et fugace instant... et rien n'arrête le sourire de tes yeux, cet instant souligne le mystère de ta passion... Toi... moi... Ni Toi... ni moi... Ni... silence des lèvres qui s'offrent, clameur des gorges bâillonnées de joie, n'osant ni comment dire ni comment terre, fertile limon ensemencé des espoirs (désespoirs) les plus féconds... Je suis la mort dans la renaissance, le temps, ni moi- et moi- (émoi) qui gît dans ce temps vide de clameurs qui ne seront jamais hurlées, qui te seront, à jamais, simplement, murmurées... chuchotées.... passionnément polie sur ta peau, tes poils, tes callosités, tes muqueuses... intimement offerte... souffle de la création, silences multiples de la vie... Je suis la re-naissance du Frère et, ce jour, cette nuit, qui nuit à ma quiétude, nuit(sible) à ma sérénité, cette nuit ce jour, indistinctement ardeur et peur, la vie... Je suis le petit frère des Hommes, et aussi vie et ainsi vie et encore vie et vie, inlassablement, vie et vie, négation de la vie s'opposant à la mort... ...silence des présents déjà absents. Je suis l'homme d'une tragédie, renonce à la vie en se préparant à l’inéluctable : L'aube Couloirs Bandeau Noir Déjà l'aube... Silence des absents toujours présents. Je suis la tragique mélodie du monde, renonce aux vies pour faire éclore la vitalité, alchimiste du néant, Athanor déambulant dans les constellations, magie du temporel infini qui tend à donner un non-sens à la vie, un sens à la mort, je me fonds dans l'inerte chaleur glaciale du vide. Je suis le Bateleur... jusqu’à la lie, je vide la coupe de ciguë, avec discernement, je frappe le denier et de l’épée, je tranche le nœud pour qu’aux profanes, se révèlent les secrets de l'Arcane Suprême qui régit le monde dans la tourmente du silence, coquille diaphane, rythme symbolique, crée sur un instant d'éternité, d'un souffle éphémère... un néant de vie. Secondes multiplement infinies... Heures ultimes... La beauté d'un regard. La puissance d'un sourire. A conquérir. A prendre (apprendre) A offrir... Je suis dans le silence du vacarme qui couvre le cristal scintillant de l'impétueuse fontaine, le calme torrent de la vie... Je suis dans l'amour en ce soleil, De ton regard sur les mots, Tes paroles sur les mots, Je deviens, je suis le mot D'un cataclysme et avec tes mots, Tu me sculptes, Me dentelles, me caresses.. De tes gestes, tu m'enveloppes... En tes regards, tu m'investis... Chimère citadelle imprenable... Déjà soumise... ... qui ? aujourd'hui chantonne la mélodieuse contine de l'éléphant rose qui se baigne dans le lagon bleu ? Qui ? ...? toi ? |
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C'est par la transgression que la Société évolue… |